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which compels Bergami to quit her presence. In the antechamber he encounters Ashley—a duel ensues on the instant. Caroline hears the clash of swords, screams • Oh! le malheureux !--c'est pour moi,' and rushes out to separate the combatants. She has hardly succeeded in persuading them to sheath their rapiers, when a shout of Vive la Reine is heard below. A courier rushes in with a letter of George IV. announcing the death of his father, and requesting her to send to the parliament an 'acte de renonciation au titre et au rang de reine d'Angleterre'

· Caroline.-Quelle insolence!—Messieurs, je proteste en votre présence, comme je le ferai aux yeux de toute l'Europe, contre la violence dont on veut me rendre la victime. Mes droits sont sacrés, je saurai les maintenir. Il n'y a plus ici de Princesse de Galles. Inclinezvous, messieurs, je suis Reine d'Angleterre!

· Tous.—Vive la Reine d'Angleterre!

· Caroline.—Dès ce moment je fais acte de souveraineté, et je nomme ma maison. Tous nos serviteurs fidèles conserveront auprès de la reine les emplois qu'ils remplissaient auprès de la proscrite; Miss Jenny Donald, vous êtes élevée au rang de première dame d'honneur ; Monsieur Bergami, nous vous faisons comte et chambellan. Lord Ashley, désormais je vous défends de vous montrer à mes yeux,'-(La reine s'arrête, et jette un regard de mépris sur Ashley.) -p. 40.

We had not been aware until now that M. Bergami was elevated by this Sovereign to an earldom. Orders are given iinmediately to get on board a packet in the roads. Bergami and Miss Jenny pack up—the wind is favourable—the packet sails for England: here ends act the second.

At the opening of act the fourth, we find her Majesty safely established chez Sir Wood.' Scene the seventh has been, we are told, more applauded at Paris than even that in which Bergami first declares his love. We give it entire.

"SCENE VII. Sir Wood.-Madame, les différentes corporations de Londres vous demandent par mon organe l'honneur de vous présenter leurs respectueux hommages. Elles sont rangées en silence et bannières dé. ployées devant la porte de ma demeure, et attendent que Votre Majesté veuille bien les recevoir.

Caroline.—Qu'elles viennent ! Qu'elles viennent, monsieur Wood, tout de suite !

Wood (bas).—C'est que j'ai une autre audience à solliciter de Votre Majesté.

Caroline. Et pour qui ?
· Wood.Pour Sa Majesté Georges IV.
· Caroline.—Le roi !

· Wood.-Oui, madame. Un de ses aides-de-camp vient de me prier de sa part de demander l'heure de Votre Majesté. C'est un

entretien

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entretien important et confidentiel. J'ai pensé que vous receyriez le roi avant les corporations.

Caroline.- Vous vous êtes trompe, Monsieur Wood; le PEUPLE d'abord—le roi ensuite!!'-p. 51.

We pass over her Majesty's interview with the Lord Mayor and the city deputations. She is, at length, at leisure to admit the King, who has been for some time waiting in Sir Wood's snug little parlour on the ground floor; and the worthy and elegant Alderman ushers Georges IV.' into the presence. We cau, however, only afford room for the close of his Majesty's conversation with his injured couşort.

· Le Roi.J'attends votre réponse. Partirez-vouz?

! Caroline (avec dignité).-Sire, vous me demandez ma honte, car je m'avouerais coupable en fuyant. Je refuse.

Le Roi.-Eh bien donc! puisque vous le voulez, que la lutte s'engage entre nous, lutte acharnée et éternelle. Il faut que Georges IV., roi d'Angleterre, reste seul assis au trône, et que Caroline de Brunswic sorte de Londres. A vous, pour triompher, madame, les clameurs d'une populace en délire, les intrigues, les complots peutêtre de quelques seigneurs factieux ! A moi, la force des lois et mon énergie, à moi l'appui des fidèles sujets de ma couronne. Mais songez-y, c'est la dernière fois que je vous ai parlé de pardon.

Caroline.J'accepte vos conditions, sire, et je me confie en mon bon droit et en la justice de Dieu.

? Le Roi. Jusqu'ici j'avais hésité à signer l'ordonnance que Sir Ashley m'a apportée du conseil et qui vous nomme des juges. Donnez, mylord.

(On entend au dehors des cris confus.) Caroline.—Ecoutez, sire, écoutez!

Sir Wood.-Madame, les ouvriers de Londres, qui ont appris la réception gracieuse de leurs députés, s'arrêtent en foule devant ma demeure, et demandent que vous paraissiez à ce balcon.

* Caroline.Je vais me rendre à leurs voux. Reconduisez sa majesté le roi jusqu'au bas de l'escalier.

Georges (avec colère, signe un papier que Lord Ashley lui remet). — Caroline Amélie de Brunswic, votre époux outragé vous cite devant la chambre des lords pour crime d'adultère!

Caroline (près du balcon, se tournant vers le roi).-Georges IV., la reine d'Angleterre vous cite devant le peuple anglais ! Voir au dehors.-Caroline! Caroline! au balcon! au balcon ! (Le roi sort arec Ashley! les acclamations redoublent; la toile

baisse.)'-pp. 62, 63. The melancholy events which principally occupy act the fifth are still so fresh in public recollection, that we shall not tear open its wounds by the introduction in this place of copious extracts. Some minor incidents, however, are detailed, of which even the newspapers had never before dropt a hint; for example, a shocking attempt on the part of the guilty and trembling Liverpool to have

the

the high-souled Bergami assassinated on the streets of London during the trial of the innocent Queen. The wounded Earl has just staggered into her private chamber, when a gentleman-usher advances to demand her Majesty's presence in the House of Lords

Caroline.—Ces momens si courts ont été bien doux! (Elle écoute.) J'ai cru entendre monter l'escalier. (Elle écoute encore.) Non-rience ne pourrait être que Bergami, et il ne se rendrait pas auprès de moi sans mon ordre. (Après une pause.) Il sait qu'une imprudence nous perdrait. (Un nouveau bruit se fait entendre au dehors.) Mais-je ne m'étais pas trompée-il y a quelqu'un là-(Un gémissement étouffé se fait entendre.) Des plaintes étouffées ! (On frappe à la porte faiblement.) Plus de doute—si c'était! (Elle se précipite vivement vers la petite porte, qui s'ouvre- Bergami est appuyé sur un des côtés du corridor; Caroline le reçoit dans ses bras.) Bergami! Bergami! (Elle le soutient.) Il ne répond pas Quelle pâleur! (Elle le place sur un canapé.) Son cour ne bat-il plus, mon Dieu ! (Elle pose sa main sur son cour et la retire avec un cri.) Ah! du sang ! (Elle se lève épouvantée et reste devant lui avec désespoir.) Ils l'ont assassiné !

· Bergami (rouvre les yeur par degrés et passe la main sur son front.) -J'ai cru que j'allais mourir--Où est-elle ?—La reine !-la reine ! ' Caroline.-Bergami!

Jenny (entrant).Ah! pardon, madame ; je croyais que Sa Majesté était seule. * Caroline.-Que me voulez-vous, Jenny ?

(Bergami s'est assis sur la causeuse.) Jenny.-Un messager d'état, envoyé par la chambre des pairs, insiste pour être introduit sur-le-champ auprès de Sa Majesté.

Caroline.--Faites entrer, et prévenez au plus tôt le docteur Holland que j'ai besoin de ses services. (Jenny sort.)

Le Messager.-La noble chambre demande à Sa Majesté s'il lui conviendrait de se rendre auprès d'elle, sans retard, ou si elle préfère que le solliciteur-général vienne l'interroger.

Caroline.—Répondez à la noble chambre qu'au moment où vous lui avez apporté votre message, la reine d’Angleterre avait déjà pris la résolution de se rendre au palais des pairs.

(Le Messager salue et sort.) Bergami (se levant).-Quoi! madame, vous voulez

« Caroline.-Oui, maintenant c'est un devoir. Je n'ai pas encore montré à l'Angleterre tout ce qu'il y a d'énergie et de puissance au fond de mon ame-Ces lords qui me jugent, ils ne m'ont pas encore vue à leur tribunal, ils me verront.-(Mouvement de joie de Bergami.) Je vais aller leur demander compte de votre sang qu'ils ont répandu.

· Bergami.--Ah! madame, à la chambre des lords, oui, mais tous deux-Yous, qu'ils accusent à cause de moi-moi, leur découvrant ma poitrine saignante, et criant à haute voix à vos accusateurs : “ Vous qui calomniez la reine, vous avez menti." Allons, allons, madame, j'ai encore assez de force pour vous servir une dernière fois.

i Caroline.

· Caroline.-Malheureux! ce serait vous perdre!-Restez-Bergami-Caroline vous l'ordonne.

"SCENE VIII. "LES MEMES, JENNY, LE DOCTEUR HOLLAND. Caroline (au docteur qui entre).-Monsieur Holland, prodiguez vos soins au Comte Bergami, qu'ils ont tenté d'assassiner, et ne le quittez pas d'un instant jusqu'à mon retour.

(Le docteur Holland s'approche de Bergami; la reine se dispose à sortir.)' -pp. 70, 71.

This is all that we have of Dr. Holland ; and how skilfully, by making him a mute of the drama, do the authors indicate to us the profound professional reserve, so honourable to the Doctor, which has for so many years kept the assassination of Earl Bergami a secret from the world! We must give the heading of the next scene :

• DEUXIEME TABLEAU. . L'intérieur de la Chambre des Lords à Londres.-Au changement à vue, le théâtre représente la copie exacte de la gravure de Georges Hayter, seulement le fauteuil que

doit occuper la reine est encore vide.

•SCENE IX.
• Sir BROUGHAM, AVOCAT DE LA REINE, LE PRESIDENT DE
LA CHAMBRE, LORDS, HUISSIERS DE LA CHAMBRE,

JOURNALISTES, ASHLEY.'—p. 72. The type (which we have strictly copied) shows that, before the arrival of Caroline herself, the two principal personages were Brougham and Ashley; the Lord Chancellor Eldon, the Reporters of the Times, the Ushers in Waiting, and the assembled Peers being all of minor, and apparently of about the same importance. The dialogue which ensues justifies this arrangement of the typographer. Lord Ashley conducts the case against her Majesty, bad as that case is, with a skill which, when we consider his lordship's total want of juridical education and forensic prac tice, we are bound, in spite of our abhorrence of such a misap plication of his abilities, to admire and acknowledge ; but even he appears second, longo intervallo, to 'Sir Brougham'-whose searching observations on the absurdity of allowing the use of the King's name to influence votes on a ministerial question, or indeed of suffering the votes of place-holding or pensioned peers to be taken at all upon any question of national importance, are expressed with considerable verve, and reflect honour on the accuracy with which our dramatic trio have studied the recent history of England. Well may the grateful and prophetic · Caroline' exclaim—Ce digne avocat sera un jour l'honneur de l'Angle

terre!!'

terre!!' (p. 67.) We think it, however, not quite fair that the part of Sir Denman’ should be omitted.

We forgot to notice that when the Queen appears at the door of the Chambre, the Chancellor ' agite sa sonnette ! The French bell having once been so judiciously adopted among us, why has it dropped again into desuetude ? Again, it would appear, from the passage about to be quoted, that the peers on this great occasion voted by ballot ? Why, why, did they ever return to the old practice ?—Lord Eldon says :

My lords, le bill des peines et amendes a déjà été lu deux fois et approuvé par vous—La chambre va voter sur la troisième et dernière lecture. Cris en dehors.—Voici la reine! à bas les dragons!

Eldon.-Le scrutin est ouvert. (Les lords se disposent à voter. -Il appelle à haute voix :) Lord Ashley! (Lord Ashley quitte sa place et ra voter.) Cris en dehors.-Aux pierres ! aux pierres ! démolissons ce mur!

(On entend des coups de feu, des charges de cavalerie, des cris.) · Eldon (appellant.)-Lord Liverpool ! (Le Duc se dirige vers l'urne ; le bruit extérieur redouble encore ; des pierres cassent les vitrages et viennent tomber presque sur les lords.) Restez en place, my lords, le scrutin va continuer. (Appellant.) Lord Castlereagh!

(Ce lord va pour voter ; il est frappé d'une pierre.)'—pp. 80, 81. It would be ridiculous to dwell gravely on minor errors in a foreigner dramatizing a scene so thoroughly English as this ; but it is impossible not to observe, en passant, that Lord Ashley could hardly have been summoned to go to the scrutin between the Duke of Liverpool and so old a member of the upper house as Lord Castlereagh.

We willingly drop the veil on the horrors of the concluding scenes. The brutality of the Tory party, (here represented by the outrageous huissier, Sir Robert Inglis,) in excluding Queen Caroline from the coronation ceremony in the Abbey—the success which nevertheless crowned her Majesty's heroic efforts to take a part in the ensuing banquet—the speech which she uttered when, after dinner, her health was proposed to the assembled peers and privy counsellors by the awe-struck King—the atrocious villany of Lord Ashley in administering to her the same evening a dose of mortal poison in the shape and similitude of a bottle of brandy—the death of Caroline de Brunswic—the despair of her · Comte et Chambellan,'--the remorse of George IV., and the funeral oration of · Sir Brougham,'—they are all to be found in the fifth act of · Bergami et la Reine d’Angleterre.'

ART.

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