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endeavours to prove, that though the people of France were imposed upon in the Revolution, and had since been conquered by their enemies, their national pride ought not in any degree to suffer, since, even in their misfortunes, they had dictated the fate of Europe, and had opened the eyes of the nations of the continent to the value of the representative system. After remarking, that the question had been between a pure and a mixt, or between an absolute and a constitutional monarchy, he adds,

“ Cette question a été décidée presque pour tous les peuples, par la révolution Française ramenée à son premier terme, et la monarchie représentative est aujourd'hui le voeu unanime des peuples sourdement ou hautement prononcé. La France a donné le premier mouvement, en s'y réfugiant comme dans un port assuré; ou plutôt les souverains qui furent ses vainqueurs, l'ont conduite dans ce port; et, d'un autre côte, l'Angleterre se présente comme un exemple durable, et de la stabilité du gouvernement sous cette forme, et de la supériorité, et du bonheur du peuple qui l'a adoptée ; de sorte que la monarchie absolue ne paraît plus tolérable que sous condition qu'elle n'adra qu'une durée passagère. Partout les peuples demandent des coustitutions, ou les souverains, qui se trouvent à la hauteur du siècle dans les principes duquel ils ont été élevés, les offrent d'euxmêmes.” (p. 21.)

Soon afterwards he observes, “ que l'ére d's gouvernemens représentatifs est venue ; elle a été fondée en France sous les auspices de souverains, qui la plupart n'avaient pas introduit ce gouvernement chez eux." This is a singular contradiction, which the people of France cannot but observe, that while all the monarchs of Europe, sword in hand, have been compelling her, as M. Theremin admits, to accept this form of government, compounded of legitimacy and representation, not one of them has taken a single step to communicate its advantages, great as they contend them to be, to their own subjects In the next chapter, the author considers what species of liberty is best adapted to the modern state of Europe ; and he here examines, with some minuteness, the representative system as established in England, committing, however, a few errors as to the practical part of the subject; viz. the mode in which debates are conducted in parliament; and borrowing the theory mainly from Montesquieu and Hume. In this, and the succeeding discussion on party and faction, M. Theremin evinces great knowledge of the facts, and of the philosophy of the history of Great Britain. His remarks upon the legitimacy of kings are worth extracting.

“ La question de la légitimité est une question nouvelle, et l'on aurait pu, à la rigueur, se dispenser de l'élever et de la généraliser, car personne ne contestait la légitimité. Il eût donc, peut-être, mieux valu de la laisser dans cette obseurité qui la rendait sacrée, comme les choses auxquelles on ne touche point.

“ Le principe de la légitimité a été, à la vérité, attaqué une fois, mais par le fait seulement. Or, ce fait était une anomalie particulière à une seule nation, qui ne tirait à aucune conséquence pour les autres. Mais ce principe n'a jamais été attaqué par la discussion; on n'a point tenté d'établir un principe contraire. Et quel serait le principe contraire à légitimité ? Ce serait celui que le plus digne d'entre la nation a droit d'hériter du trône, à l'exclusion de la famille régnante. La démence n'a jamais été jusque-là. On a parlé de république, ce qui était une chose fort différente, et laissait in. tacts les droits de la légitimité, comme les droits de l'hérédité chez les autres. Jainais on n'a dit que l'établissement de la république d'Amérique, ou même celle de France, fussent une attaque contre la légitimité des souverains en général. Le système de la légitimité ne peut être attaqué que par un système d'usurpation.

Il faut remonter bien haut dans l'histoire moderne, pour trouver des usurpateurs qui aient réussi à fonder une dynastie que le tems ait légitimée ; c'était dans des âges de barbarie où le peuple n'avait aucune opinion, et où tout était permis. Cromwel n'a probablement pas prétendu former une dynastie ; et si Bonaparte en a presque réalisé le projet, c'est à la singulière audace de se personnage qu'il faut l'attribuer; audace qui était soutenue par des circonstances uniques. Mais son élévation n'a jamais été q'une exception aux yeux de tous ceux qui l'ont reconnu et à ses propres yeux; c'était en cela qu'il mettait sa plus grande gloire. Enfé de son premier succès, il vou. lut établir ses frères et ses maréchaux sur les trônes de l'Europe. Ceci était une véritable attaque contre la légitimité par la conquête, et c'est là ce qui a motivé, à Vienne, les discussions élevées par un homme d'état, qui a fondé la doctrine de la légitimité. Les peuples, à la vérité, ne secondèrent pas, avec une grande persuasion, les entreprises de Bonaparte, et virent de mauvais æil ces nouveautés étranges. Les peuples de l'Europe sont imbus, de longue main, des principes de la légitimité comme de ceux de l'hérédité. Ils ont vu chanceler sans cesse, et tomber, sous leurs yeux, une trône électif, et ils ont contracté une baute idée de l'hérédité, au moyen de laquelle, la souveraineté, comme le dit un auteur moderne, se perpétuant par les mêmes moyens que l'espèce humaine, continue d'un cours insensible, sans qu'il faille, à chaque génération, remonter un aussi grand ressort. Et surtout ils n'ont jamais pu voir, dans un général couvert de gloire, dans le premier des citoyens, un successeur immédiat au trône, même quand ce trône était mal rempli. Il leur répugne de voir ceindre la couronne à un homme né sujet, et à tout individu qui ne serait pas l'héritier présomptif. Telles sont leurs pensées habituelles. Quand ils ont reçu des étrangers pour souverains, ils se sont soumis à la force, mais ils ont unanimement regardé ces règnes comme temporaires.” (p. 62.)

We can by no means concur with this author in the opinion we have already quoted, that the era of representative governments has arrived; nor do we think that the events that have recently taken place on the Continent are likely at all to promote that object. It is true, that we, and the rest of the nations of Europe, have seen France suffering under the inflictions of military despotism; we and they have felt our share of the inconvenience; but, in order to destroy it, has not each country, opposed to it, been under the necessity, more or less, of erecting itself into a military power? The French were to be met and conquered only by their own weapons; and although Great Britain, less than Prussia, Germany, or Russia, may have been compelled to convert herself into a military power, (which, more or less, is always a military despotism,) yet she has, to a certain degree, changed the nature of her government; and, upon the whole, there is much more reason to fear that the era of military dominion has approached, and has been brought about by the French Revolution, than that Europe has by late events made any material progress towards a general representative system. For ourselves, we confess, we should fear little upon this point, were it not for external circumstances; and as it is, we are not very apprehensive for the great result. The natural odium of the people of England for military establishments, did it depend upon themselves only, would soon reduce our form of government into its original wholesome form ; but if the states of Europe keep up large armies, how is it possible, even with all our insular advantages, to avoid the maintenance, at least, of such a proportion as is calculated to meet the exigencies of the times? M. Theremin seems to congratulate his countrymen upon a speedy diminution of the liberties of Englishmen on this account.

“ La nation Anglaise, qui commence à se plaire à des spectacles militaires de cette espèce, indique qu'elle est à la veille de subir un changement dans son caractère, et par conséquent dans sa constitution. Ce que les victoires de Marlborongh n'ont pu faire, celles de Wellington le feront peut-être ; car déjà les lauriers cueillis sur le Continent fleurissent en Angleterre, à l'égal ou au détriment de ceux cueillis sur l'Océan qui est son domaine véritable. Après des victoires d'une si haute importance, et telles que l'Angleterre n'en a ja. mais remporté de pareilles, puisque, avec tous ses autres avantages, elles lui assurent encore un des premiers rangs entre les puissances militaires de l'Europe, il est à craindre qu'elle ne se laisse égarer par l'ambition et la domination continentales, et que sa politique ne devienne militaire. La liberté alors sera perdue ; car on n'estime

plus au dedans ce qu'on détruit au dehors, et toutes les nations conquérantes ont fini par être conquises par les mêmes armées qui avaient servi à leurs conquêtes.” (p. 115.)

The chapter devoted to a consideration of the state of France, is occupied in assigning reasons why the people are aveise to any interference in politics, according to the assertion of Machiavel-Gli irancesi non intendano niente dello Stato ; which is true of them as a nation, but very untrue if applied individually, as we have stated in the commencement of this article. The author's observations on the Republique politique Européenne, and on la Monarchie universelle, are very able; but to extract any considerable portion of them would exceed our limits, and we can find no distinct passage that will be properly understood without its relation to, and connection with others, unless it be the following on the universal monarchy, to which it is asserted England aspires.

“Ce phénomène que nous avons vu deux fois dans l'histoire, nous le voyons aujourd'hui se réaliser sous nos yeux. L'Angleterre tend à la monarchie universelle par son commerce, comme Roine conqué. rante y tendait par ses institutions, et Rome catholique par la religion, ou plutôt elle l'a déjà obtenue.

Ce ne sont point des armées, ce sont des idées qui établissent la monarchie universelle. Quand ces idées sont liées aux intérêts des hommes, et qu'elles sont dirigées avec une grande habileté et une grande persévérance, elles deviennent une puissance universelle.

“L'Angleterre n'établit aujourd'hui sa monarchie universelle, que parce qu'elle est maîtresse dans la science actuellement la plus nécessaire aux peuples, la science du commerce et de l'industrie. C'est comme instituteur qu'elle règne sur des ignorans qui ont tout à apprendre d'elle, et à qui elle a tout à enseigner. Il est naturel qu'elle s'enrichesse et s'agrandisse d'un moyen qu'elle doit tout à elle seule.

“ Ce n'est point par des guerres, comme l'a voulu la France; ce n'est point par des traités, comme l'a voulu Catherine, qu'on renverse cette monarebie universelle, fondée sur des lumières supérieures : c'est en apprenant la science du commerce et de l'industrie. Jusque-là l'Angleterre régnera, parce qu'on a besoin d'elle, et par sa force intellectuelle. Il ne faut vouloir que des choses faisables et ne point risquer l'attaque par des moyens qui ne sont point les véritables. Il faut apprendre de l'Angleterre à la vaincre, comme on a appris de Napoléon à le battre. Dans le second cas, la victoire est certaine, comme elle l'a été dans le premier. Tel est l'avantage des inventeurs, qu'on ne peut les vaincre que par leurs propres armes, et que ce n'est qu'en les imitant qu'on peut les surpasser. Tout autre moyen est pernicieux à celui qui entreprend l'attaque, et l'attaqué se rit de ses efforts impuissans, et de ses coups portés au hasard.” (p.149.)

We shall conclude our extracts from the work before us with the following remarks on what is emphatically called la traite des Blancs, as opposed to the trade in Negroes. As an expedition has already sailed from this country to accomplish the wishes of M. Theremin, he will not longer have to complain of the inactivity and backwardness of England in remedying so great an evil.

“ Comme nous spéculions naguère dans nos comptoirs et dans nos ports sur la traite des Nègres, qui était un de nos principaux intérêts commerciaux, les Maures continuent de spéculer entre eux, sur leurs rades et dans leurs bazars, sur la traite des Blancs, qui est leur principal ou leur unique objet de commerce. Leurs reis ou leurs patrons de vaisseau trafiquent avec les marchands d'esclaves de la liberté, de la vie et des corps de nos parens, de nos femmes, de nos fils, et de nos filles. L'un de ces barbares s'engage à fournir tel nombre d'hommes, ouvriers ou laboureurs, à tant par tête ; l'autre pactise pour cent filles nubiles; un troisième va à la déprédation d'aventure, et saisit tout ce qu'il rencontre, hommes et bestiaux. Sur les côtes méridionales de l'Espagne, sur toutes celles de l'Italie, de la Sicile et de la Sardaigne, les habitans sout surpris à l'improviste par une Algazarra, souvent au milieu d'une promenade ou d'une partie de plaisir; ceus que le peuvent fuient, les autres sont saisis, garrottées et conduits sur les côtes d'Afrique, peur être vendus. Là ils souffrent tous les maux que peuvent inventer l'avarice et la cruauté la plus rafinée. Ce n'est pas seulement le fruit de leur travail que l'on demande, c'est l'espoir d'une riche rançon, qui les fait maltraiter encore davantage, afin qu'elle vienne plus vite ; journellement on les punit de ce qu'ils ne sont pas rachetables, jusqu'à ce qu'ils meurent sous les coups.

“ C'est ainsi, à peu près, que les Tartares de la Bessarabie partent de chez eux, montés sur leurs chevaux, sans autres armes qu'une lance et un paquet de cordes : ils tombent à l'improviste dans un village grec, un jour de fête, telle qu'une noce, lient et emmènent tout ce qu'ils trouvent. Ils vendent alors les prisouniers aux Mécréans, et les petits-fils des Crétiens deviennent des Turcs et des Maures, qui reviennent égorger leurs parenz.

“ Et nous qui avons aboli la traite des Nègres, nous laissons continuer celle de nos compatriotes, et pas une puissance ne s'arme pour la généreuse, mais facile entreprise proposée par Sidney Smith ? et l'Angleterre, maîtresse de la Méditerranée et de l'Adriatique, par la possession de Gibraltar, de Malte et des Isles ioniennes, favorise plutôt qu'elle ne tolère cet ignominieux brigandage, ainsi que toutes les puissances qui concluent des traités avec les Barbaresques ? et les membres du Parlement Britannique, qui ont des compatriotes, peutêtre des amis ou des parens, dans les bagnes d'Alger, ne se sont pas encore expliqués, et n'ont pas trouvé un nouveau Wilberforce ? Certes, l'humanité et les principes de l'éternelle justice sont quelque

Crit. Rev. Vol. IV. August, 1816.

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