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lères tranchés, les Hébreux se contentent de les désigner par les premiers mots de chacune : Berechit qui veut dire au commencement; Elle Ckemot, voici les noms; Vdicra, il appela; Bamidbar, dans le désert; Ellelladebarim, voici les paroles. Ils rangent parmi les écrits prophétiques Josué, les Juges, Samuel divisé en deux parties qui, dans les Bibles catholiques, prennent le titre de premier et second Livre des Rois;les Rois divisés aussi en deux livres; Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, et le Livre des douze petits prophètes.

Les écrits sacrés sont: Job, David, les Proverbes de Salomon, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, les deux livres des Chroniques ou Paralipomènes, Daniel, Esdras et Néhémie, Esther.

Enfin Tobie, Judith, la Sagesse de Salomon , le Livre de Jésus fils de Sirac, Barue, Susanne, les deux Livres des Machabées, ou des princes Asmonéens, qu'il ne faut pas confondre avec le sept frères Machabées et leur mère, forment une sorte d'appendice aux précédens : comme ils ont tous été écrits ou transmis en langue grecque, et qu'ils n'ont pas reçu la sanction de l'assemblée générale, ils ne passent point pour essentiels dans le Piecueil sacré.

C'est Esdras, sacerdote et scribe savant et zélé qui, après la captivité de Babylone, dans le cinquième siècle avant 1ère vulgaire, rassembla, épura, mit en ordre, de concert avec le sénat hébreu de l'époque, la plupart des livres fondamentaux : alors il substitua, dit-on, au caractère phénicien ou samaritain, le caractère chaldéen ou hébraïque actuel, bien supérieur par la netteté et l'élégance. C'est sous le pontificat de Simon, surnommé le Juste, mort vers l'an 290, avant notre ère, qu'on aurait clôturé définitivement ce recueil, afin de le préserver de tous les changemens et de toutes les détériorations dont le menaçaient les troubles, que lesbouleversemens de l'Asie avaiei^déjà amenés sur la Judée, et devaient y attirer encore.

Mais quels sont les véritables auteurs de ces livres ? quel est surtout l'auteur du Livre de Moïse?

Ceux qui regardent le Pentateuque, comme écrit par ce législateur lui-même, concèdent à leurs adversaires qu'il renferme des interpolations , des transpositions et des altérations diverses. Ceux qui lui refusent de l'avoir rédigé de sa propre main, et qui en gratifient, par exemple, le pontife Helkias, ou plutôt Rhilkia, un demi-siècle environ avant la captivité, reconnaissent à leur tour qu'il a été fait dans son esprit, avec des traditions et desfragmens qui rendaient sa pensée.

Que m'importe donc celle des deux opinions qu'on adopte! Qu'il soit écrit par un seul homme ou par plusieurs, quelques siècles plus tôt ou plus tard, le Pentateuque offre un ensemble imposant à étudier; il est à mes yeux Moïse ou le législateur, comme XIliade est Homère, comme les ŒuvresdHippocrate sont Hippoorate lui-même, quoiqu'on y signale aussi les traces d'une coopération successive, quoiqu'on ait révaqué en dowte jusqu'à dWistence de ces grands hommes. Les sages Hébreux auxquels nous le devrions tout eirtier, voulaient évidemment lui transmettre une couleur antique; ils eurent donc à cœur plus que personne de conserver les traditions et le caractère des époques passées. Je penche en mon particulier vers l'opinion -qui eroit voir dans la majeure partie du Pentaiteuque le cachet d'un même individu, et cela me semblerait beaucoup plus extraordinaire et beaucoup plus honorable pour la nation hébraïque qu'il fut le produit d'un concours de personnes; mais je n'affirme rien. Un Code qui date pour tous de plusieurs milliers d'années, des livres répandus par tout le globe, une nation dont les annales des autres peuples attestent les révolutions, et dont les débris vivent encore: voilà mon point de départ; il est aussi positif que quelque base historique que ce soit.

On juge donc que je ne m'asservis, en aucune manière, aux idées de mes devanciers: nous puisons aux mêmes sources, et la variété infinie de leurs assertions laisse le champ entièrement libre. Les autorités que j'invoque sont plutôt destinées à confirmer les faits primitifs qu'à les établir; c'est pourquoi je m'arrête moins quelquefois à la valeur intrinsèque de ces autorités qu'à leur caractère, à leur influence sur divers esprits, et à l'avantage de faire servir au développement

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