Collection complète des mémoires relatifs à l'histoire de France, depuis le règne de Philippe-Auguste, jusqu'au commencement du dix-septième siècle: avec des notices sur chaque auteur, et des observations sur chaque ouvrage

Első borító
Claude Bernard Petitot
Foucault, 1826

Részletek a könyvből

Mit mondanak mások - Írjon ismertetőt

Nem találtunk ismertetőket a szokott helyeken.

Kiválasztott oldalak

Más kiadások - Összes megtekintése

Gyakori szavak és kifejezések

Népszerű szakaszok

330. oldal - C'est moins un livre que des matériaux pour orner un livre. On lut avidement ce petit recueil ; il accoutuma à penser et à renfermer ses pensées dans un tour vif, précis, et délicat. C'était un mérite que personne n'avait eu avant lui en Europe, depuis la renaissance des lettres.
330. oldal - UN des ouvrages qui contribuèrent le plus à former le goût de la nation, et à lui donner un esprit de justesse et de précision , fut le petit recueil des Maximes de François , duc de La Rochefoucauld.
328. oldal - C'est une passion qui n'est bonne à rien au dedans d'une âme bien faite, qui ne sert qu'à affaiblir le cœur, et qu'on doit laisser au peuple, qui, n'exécutant jamais rien par raison, a besoin de passions pour le porter à faire les choses.
320. oldal - Rochefoucauld étoit sédentaire aussi ; cet état les rendoit nécessaires l'un à l'autre, et rien ne pouvoit être comparé à la confiance et aux charmes de leur amitié. Songez-y, ma fille, vous trouverez qu'il est impossible de faire une perte plus considérable, et dont le temps puisse moins consoler. Je n'ai pas quitté cette pauvre amie tous ces jours-ci; elle n'alloit point faire la presse parmi cette famille ; en sorte qu'elle avoit besoin qu'on eût pitié d'elle. Madame de Coulanges...
328. oldal - Pour galant, je l'ai été un peu autrefois ; présentement je ne le suis plus, quelque jeune que je sois. J'ai renoncé aux fleurettes ; et je m'étonne seulement de ce qu'il ya encore tant d'honnêtes gens qui s'occupent à en débiter. J'approuve extrêmement les belles passions ; elles marquent la grandeur de l'âme : et quoique, dans les inquiétudes qu'elles donnent, il y ait quelque chose de contraire à la sévère sagesse, elles s'accommodent si bien d'ailleurs avec la plus austère vertu,...
326. oldal - La conversation des honnêtes gens est un des plaisirs qui me touchent le plus. J'aime qu'elle soit sérieuse, et que la morale en fasse la plus grande partie.
325. oldal - J'ai de l'esprit, et je ne fais point difficulté de le dire; car à quoi bon façonner làdessus? Tant biaiser et tant apporter d'adoucissement pour dire les avantages que l'on a, c'est, ce me semble, cacher un peu de vanité sous une modestie apparente, et se servir d'une manière bien adroite pour faire croire de soi beaucoup plus de bien que l'on n'en dit.
329. oldal - Moi qui connais tout ce qu'il ya de délicat et de fort dans les grands sentiments de l'amour, si jamais je viens à aimer, ce sera assurément de cette sorte mais, de la façon dont je suis, je ne crois pas que cette connaissance que j'ai me passe jamais de l'esprit au cœur.
307. oldal - Pour mériter son cœur, pour plaire à ses beaux yeux J'ai fait la guerre aux rois ; je l'aurais faite aux dieux.
319. oldal - Mais son état est une chose digne d'admiration. Il est fort bien disposé pour sa conscience : voilà qui est fait ; mais, du reste, c'est la maladie et la mort de son voisin dont il est question : il n'en est pas effleuré, il n'en est pas troublé.

Bibliográfiai információk