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gera le beurre et le miel, afin qu'il sache réprouver le mal et choisir le bien. Et avant que l'enfant sache réprouver le mal et choisir le bien,la terre que vous détestez sera délivrée de la présence deses deux rois. Mais, par les armes du roi d'Assyrie, Dieu amenera sur vous, sur votre peuple et sur la maison de votre père des jours tellement malheureux, qu'il n'y en a pas eu de tels depuis la séparation d'Israël et de Juda (242). Telles sont les prophéties du chapitre vII, auxquelles je m'arrête dans ce moment. Je considère, même actuellement, seulement la partie de ce chapitre qui est relative à l'enfantement d'une vierge et à la naissance d'un enfant nonmé Emmanuel. J'aurai dans un moment occasion d'examiner les autres prophéties de ce chapitre et celles des chapitres suivans. Huet démontre que ce passage a été entendu par plusieurs rabbins célèbres coo ,ons l'entendons, et qu'ils ont cru que le Messie c-...oit venir au monde sans avoir de père (243). « ox-;s d'autres » iuifs pour détourner la conséquence » résultante contre leur système de cet » oracle, se sont efforcés de lui donner » un autre sens. Les uns ont dit que » ce n'étoit pas d'une vierge propre» ment dite, mais d'une fille non mariée » et corrompue par un homme que par» loit le prophète, Les autres ont voulu » appliquer la prophétie soit à Ezéchias » fils d'Achaz , soit à Jasub fils d'I» saïe (244) ». Il est facile de montrer la fausseté de ces interprétations. II. D'abord s'il s'agit d'une jeune fille non mariée et d'une génération de l'ordre ordinaire, le discours d'Isaïe n'a pas de sens. Il promet à Achaz un prodige accordé par le Seigneur , et ce prodige n'est autre chose qu'un événement naturel. Qu'y a-t-il de miraculeux à ce qu'une personne non mariée conçoive et engendre avec le secours d'un homme (245)? De plus, le mot hébreu qu'employe Isaïe est Haalma , qui ne peut s'entendre que véritable vierge ca· chée et inconnue à tout homme "o

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prophétie est que l'enfant annoncé sera engendré d'une manière miraculeuse et sans le secours d'aucun homme. II I. L'application que l'on fait de cette prophétie, ou au fils d'Achaz, ou au fils d'Isaïe, est également contraire au texte sacré. D'abord il s'agit dans la prophétie d'un enfant qui doit naître. Or, Ezéchias et Jasub étoient nés tous les deux. Achaz avoit engendré le premier avant de monter sur le trône ; le second étoit présent et amené par son père au-devant du roi. De plus, Ezéchias et Jasub étoient nés de semmes mariées et dans des mariages légitimes. Il est par conséquent ridicule d'entendre d'eux une prophétie qui annonce le fils d'une vierge, ou même, si on veut, d'une jeune fille. Enfin dans quel sens peut - on donner, soit à l'un, soit à l'autre, le nom ou le titre d'Emmanuel, c'est-à-dire de Dieu avec nous (247)? IV. « Les juifs, et à leur suite les in» crédules, font sur le sens de ce passage » une autre objection plus importante. » Ils la tirent des paroles mêmes qui sui» vent la promesse de l'enfant Emmanuel.

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Il est dit dans le texte que nous avons rapporté, que cet enfant mangera le beurre et le miel, afin de savoir réprouver le mal et choisir le bien; mais qu'avant qu'il soit en âge de faire ce discernement, les deux rois ligués auront disparu de dessus la terre. Cet événement arriva en effet. Peu de temps après Theglatphalasar défit et tua Rasin, et Phacée avoit déjà péri dans une conjuration d'Osée son successeur. Il s'agit donc ici, dit - on, d'un enfant né très - pcu de temps après la prophétie, et non pas d'un Messie qui devoit naître au bout de plusieurs siècles. Or cet enfant, nous le trouvons clairement énoncé au commencement du chapitre vIII d'Isaïe. Il y est dit qu'immédiatement après sa prédiction à Achaz, Isaïe eût un fils qu'il appela Mahershalal, ce qui veut dire pouillez promptement; parce qu'avant que cet enfant sache nommer son père et sa mère, le roi d'Assyrie aura cnlevé toute la force de Damas et les dépouiiles de Samarie. Il est évident conclut-on, que cet ensant nommé au

chapitre vIII Mahershalal est le même qui au chapitre vII est appelé Emmanuel, puisqu'il est répété, sur le second, ce qui avoit été dit sur le premier, qu'avant qu'il ait atteint l'âge de raison la ligue des deux rois sera dissi» pee ». V. Cette difficulté nous ramène à l'examen de la totalité du texte prophétique et de tout ce que dit Isaïe sur les divers objets de la prophétie. J'ai déjà rapporté ce qui est contenu dans le chapitre vn : il est inutile d'y revenir. Au chapitre vIII, le prophète ayant connu de nouveau son épouse, elle conçoit et met au monde un fils, à qui Dieu commande de donuer le nom prophé- tique de Mahershalal, parce qu'avant que cet enfant sache nommer son père et sa mère, les deux états ligués contre Juda seront dévastés (248). Ensuite Isaïe annonce de nouveau les ravages que fera le roi d'Assyrie dans le royaume de Juda, qu'il appelle votre terre, ô Emmanuel (249)! Il parle aussi dans le même chapitre de ses deux fils encore dans l'enfance, que Dieu lui a donnés

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