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HISTOIRE

DE

MADAME DE MAINTENON.

CHAPITRE PREMIER.

MADAME DE MAINTENoN DAME D'AToUR DE MADAME LA DAUPHINE. - MORT DE LA REINE.

1680-1683. « Madame la Dauphine " n'est pas jolie, Sire, avait ditSanguin au roi qui l'avait envoyé au-devant d'elle; mais sauvez le premier coup d'œil, etvous en serez fort content. » Le mot était juste. Sa bonne grâce, sa belle taille, sa dignité naturelle, et plus que cela son mérite et sa bonté rachetaient promptement ce premier coup d'œil. C'est ce que madame de Maintenon voulut faire comprendre à Monseigneur, contre lequel elle avait perdu une canne dans un pari, en lui en offrant une dont la pomme, en s'ouvrant, laissait voir le portrait de la princesse avec cette devise : Il più grato nasconde. A ces qualités, la princesse joignait une instruction solide, un goût pour la retraite qu'elle écouta trop, et une extrême dévotion qu'elle avait puisée dans sa famille. Coulanges, dans la relation de son voyage en Allemagne, parlant de Munich, où elle avait été élevée, dit qu'il n'y avait point de cloître où l'on vécût avec plus de sévérité que dans cette cour. « On s'y levait tous les jours à six heures du matin, on y entendait la messe à neuf, on dinait à dix ou dix et demie, on assistait à vêpres tous les jours, et il n'y avait plus personne au palais à six heures du soir, heure à laquelle on soupait pour se coucher à sept; et tous les avents, ajoutet-il, ils ont un orate où il faut se trouver dès les sept heures du matin". » La principale application de madame la Dauphine fut de plaire au roi, et elle y réussit. Il venait, l'après-dinée, passer plusieurs heures dans sa chambre, où il trouvait madame de Maintenon, « et plus

* Marie-Anne-Victoire de Bavière, mariée à Monseigneur, à Paris, le 7 mars 1680.

" Mémoires de Coulanges, page 11, 1 vol. in-8°, 1820.

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