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Montagnes, collines, plaines, tout se réduit à la pulvérisation; végétaux, animaux et fossiles, tout prépare des matières à combler les abîmes, par la dégradation des endroits les plus élevés. Mons cadens defluit et saxum transfertur de loco suo; lapides excavant aque, et alluvione paulatim terra consumitur.

Des causes très-simples ont produit dans une année des effets plus ou moins sensibles; mais ces effets multipliés par un teins progressivement infini, c est-à-dire, par la suite des siècles, ont engendré et vont causer sans cesse les changemens les plus remarquables.

La marche de la nature est lente, mais elle est très-sûre. C'est ainsi, que pour en éviter les mystères, qui n'existent bien souvent, que dans l'ignorance de plusieurs observateurs; et pour conduire peu à peu mon lecteur à faire les conjectures les plus hardies, je vais l'y préparer, par une force d'analogie de faits , puisés dans les meilleurs géographes , historiens et naturalistes, qui se sont occupés des événemens arrivés; ensuite je rapporte des observations faites par moi-même, pour donner tout le jour possible à l'ancienne communication des trois Mers, dont il s'agit.

Les auteurs anciens et modernes )(6)(

ont fait beaucoup de systèmes sur la jonction de la Mer Caspienne avec la Mer Noire. Entr autres Mrs. Tournefort et Pallas ont fait plusieurs raisonnemens > en s'appuyant toujours sur les lacs salés, qu'ils ont apperçus en Crimée, dans le pays des Tariàres et des Calmouks. Mrs. Guillaume et Joseph Nicolas de l'ile en ont même dressé une Carte.

Tout le monde parle de la jonction entre la Mer Caspienne et la Mer Noire, sans en connoître le véhicule et les véritables limites. On fait mention à la dérobée de la Mer d'A%ow, comme si elle avoit joué un rôle secondaire} et c'est le pivot

ou la clef de notre jonction. On supposoit} que la Mer Caspienne cornmuniquoit directement avec la Mer Noire, et l'ote allèguoit en preuve des mares salines qui ont ailleurs leur naissance.

Il- y eut plusieurs géographes et naturalistes qui tirèrent leurs conjectures mr l'union qui existoit entre la Mer Caspienne et la Mer Noire, du commerce qui se faisoit entre la Perse j Mnde et l'Arabie; et- c'est justement par-là, qu'ils vont se per* dre dans le cahos; qu'il paroit tant de systèmes embrouillés, faute de connoissançes ^locales , puisqu'ils ne wy oientpas de quelle façon le mont Caucase auroit servi de barrière , si la communication prétendue eût été par le Cyrus et l'Araxe, qui débouchent dans la Mer Caspienne, avec le Phase ou Rioni qui verse dans la Mer Noire. .", '*v»;-;v :«.

Etajê par des données prises *mr les lieux, et guidé par les textes de Pline, Strabon, Ptolémée / Diodore de Sicile, et Pomponius Mêla:, tâche d'expliquer la jonction des trois Mers Caspienne , d'Ajout èt Noire; et le commerce entre l'Europe et-le centre de F Asie*. . . '. :'"^'i ''S

Après quoi j'annonce les différentes recherches, que j'ai faites pour préserver la capitale des Cosaques des

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