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connaissais, avec qui je prenais de doux repas, avec qui j'allais de concert dans la maison du Seigneur (245) ! Le prix auquel il a été vendu, et la restitution de cet argent. Ils m'ont apprécié trente pièces d'argent : et le Seigneur m'a dit : Jette-le au potier, le beau prix auquel ils m'ont évalué. Et j'ai pris les trente pièces, et je les ai jetées dans la maison du Seigneur (246). La mort funeste de Judas. Que ses jours soient abrégés, et qu'un autre le remplace dans l'épiscopat (247). L'abandon où le laissent ses disciples. Je jfrapperai le pasteur, et les brebis seront dispersées (248). Les faux témoins qui s'élèvent contre lui et se contredisent. Il s'est élevé contre moi des jaux témoins : et l'iniquité a menti à elleméme (249). Des témoins iniques se levant, m'interrogèrent sur ce que j'ignorais (25o). Les railleries dont on l'accable. Tous ceux qui m'ont vu m'ont insulté : ils ont tenu des propos contre moi : et branlant la téte, ils ont dit : Il espérait dans le Seigneur; qu'il le retire de ; qu'il le sauve, puisqu'il l'aime (251). Les traitements indignes qu'on lui fait éprouver. J'ai livré mon corps à ceux qui le Jrappaient, et mes joues à ceux qui les soufflettaient. Je n'ai pas détourné ma face de leurs reproches et de leurs crachats (252). Sa cruelle flagellation. Ils ont compté tous mes os (253). Le partage de ses vêtements, et sa robe tirée au sort. Ils m'ont regardé et considéré. Ils se sont partagé mes vétements, et ils ont jeté le sort sur ma robe (254). · · Le fiel et le vinaigre dont on l'abreuve. Ils m'ont donné pour nourriture du fiel : et dans ma soif ils m'ont abreuvé de vinaigre (255). Les cloux dont on l'attache à la croix.Ils ont percé mes mains et mes pieds (256). On lui dira : Quelles sont ces plaies au milieu de vos mains ? et il répondra : J'en ai été percé dans la maison de ceux qui m'aimaient (257). Sa mort violente. Après soixante-dix semaines, le Christ sera mis à mort (258). Le coup de lance dont on perce son côté. Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont percé (259). La gloire de son tombeau. Son sépulcre sera glorieux (26o). II. A ces textes prophétiques, il serait trèsfacile d'en ajouter d'autres pareillement relatifs aux souffrances du Messie, et pareille

ment vérifiés dans la passion de Jésus-Christ; mais comme ils pourraient ne pas paraître aussi formels et aussi convaincants; comme on pourrait en faire l'application à d'autres personnes, je m'abstiens de les rapporter. Je me contente d'observer que presque toutes les prophéties que je viens de citer étaient appliquées au Messie par les anciens rabbins. J'ai déjà fait la remarque que les évangélistes, en racontant la passion de leur maître, ont soin de faire sentir à chaque circonstance le rapport qu'elle a avec les anciens oracles. Il suffit de lire cette histoire des souffrances et de la mort de Jésus-Christ, pour voir qu'elle est littéralement conforme à ce qu'avaient prédit les prophètes, et qu'il y a entre les prophéties et toutes les particularités de la passion , un rapport exact, une correspondance parfaite (261). Je demande avec confiance, s'il est possible d'imaginer que cette correspondance de tant de prédictions et de tant de circonstances soit l'effet du hasard ou de la prévoyance humaine ; si aucun homme raisonnable peut penser que ce soit au hasard que les prophètes aient lâché des prédictions si multipliées et si variées, et que le hasard les ait ensuite accomplies; si on peut soupçonner que, plusieurs siècles à l'avance, les prophètes aient, par leur sagacité naturelle, deviné qu'un homme subirait telles et telles humiliations, telles et telles souffrances, et qu'il les subirait de telle manière ? Il est évident à tout homme sensé qu'il n'y a que la prévoyance divine qui ait pu avoir la connaissance anticipée de tous ces détails. III. Je passe à l'examen du cinquante-troisième chapitre d'Isaïe. Pour le bien comprendre, il est nécessaire d'y joindre les derniers versets du chapitre précédent. Le commencement du cinquante-deuxième chapitre est employé à annoncer le retour des Juifs de la captivité de Babylone, et Isaïe finit ainsi cette partie de sa prophétie : Ce ne sera point en tumulte, ni par une fuite précipitée que vous sortirez. Car le Seigneur vous précédera, et le Dieu d'Israël vous rassemblera (262). Immédiatement après ces paroles, le prophète passe à un autre objet, et vient à parler du Messie : Voilà que mon serviteur sera doué d'intelligence; il sera exalté; il sera élevé : il montera au faite de la gloire. De méme que sur toi beaucoup de personnes ont été frappées d'étonnement, de méme son aspect sera sans gloire parmi les hommes, et sa figure parmi les enfants des hommes. Il lavera beaucoup de nations. Les rois se tiendront devant lui dans le silence : parce

, que ceux à qui il n'a pas été annoncé l'ont vu ; et ceux qui n'en ont pas entendu parler l'ont contemplé (265). Les Juifs modernes veulent voir dans ces trois derniers versets du chapitre, la suite de ce qui est dit aux versets précédents, et disent que le prophète, suivant toujours le même objet, continue de parler de leur nation. Voici l'interprétation qu'ils donnent au verset 14 : De méme que beaucoup de personnes ont été frappées . d'étonnement de votre malheur lors de la captivité de Babylone, de méme elles vous verront sans gloire et dans l'humiliation lors de votre autre captivité : ce qui annonce leur état actuel. Mais cette explication est inadmissible. 1o Elle contredit les anciens rabbins. La paraphrase chaldaïque traduit ces mots, mon serviteur sera doué d'intelligence, par ceuxci, mon serviteur le Messie prospérera (264); et les Juifs actuels conviennent que dans leur interprétation ils s'écartent de celle de leurs pères. 2o Si le prophète eût voulu parler de deux états d'humiliation du même peuple, il n'en parlerait pas comme de deux personnes différentes, sans dire un mot qui annonçât l'identité; il ne parlerait pas d'abord au peuple lui-même et à la seconde personne, en

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