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tablement son ouvrage, que le divin Sauveur parle d'une de ses prédictions comme d'une chose généralement reconnue (199). S'il y avait eu seulement des doutes sur cette authenticité, les Juifs, acharnés comme ils l'étaient contre Jésus-Christ, lui auraient-ils passé cette citation sans la reprocher ?

L'historien Josephe était parfaitement instruit de tout ce qui concernait l'histoire de son pays, et connaissait à fond tous les livres dans lesquels elle avait été écrite. Dans plusieurs endroits de son ouvrage des antiquités judaïques , il fait une mention expresse de Daniel. Auchapitreonze du dixième livre, il rapporte plusieurs de ses prophéties, et plusieurs faits d'après son autorité. Au chapitre douze, il montre comment les événements avaient cadré avec ses prédictions, et il dit qu'on montrait encore à Echbatane, le palais que ce prophète y avait fait construire. Au livre onzième, chapitre onze, il rapporte que Jaddus, souverain pontife, fit voir à Alexandre ( antérieur à Antiochus de cent soixante ans), le livre de Daniel , dans lequel il était écrit qu'un prince grec détruirait l'empire des Perses; et il lui dit qu'il ne doutait point que ce ne fût de lui que cette prophétie se devait entendre. Ce qui achève de démontrer que le livre T. I.

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de Daniel n'a pas pu être supposé après la persécution d’Antiochus, c'est qu'ayant ce temps-là, il était traduit en grec. On croit communément que ce fut Ptolémée-Philadelphe, antérieur de cent ans au règne d'Antiochus, qui fit traduire tous les livres du canon hébreu. D'autres pensent que le Pentateuque seul fut traduit sous ce prince, et que la traduction des autres livres fut faite sous ces successeurs. Ceux qui la reculent le plus loin, la placent au temps de PtoléméePhyscon ou Philomelor, contemporain d'Antiochus. En admettant, si l'on veut, cette opinion qui cependant paraît peu fondée, il est évident au moins que la composition du livre de Daniel ne peut pas être postérieure à sa traduction.

On nous objecte la trop grande clarté des prophéties de Daniel. Nous avons déjà remarqué la contradiction des incrédules qui rejettent les prophéties, tantôt parce qu'elles sont trop obscures, tantôt parce qu'elles sont trop claires : Où ont-ils pris qu'une prédiction perde de son autorité à raison de sa clarté ? il est évident au contraire que c'est une raison de plus pour y prendre confiance.

Quel est, entre les écrivains profanes , celui dont on voudrait avoir le témoignage

au sujet de la métamorphose de Nabuchodonosor ? on n'en connaît aucun qui ait parlé de ce prince ; les histoires venues jusqu'à nous n'ont pas pu mentionner ce fait plus que les autres.

On lit dans le livre de Daniel, quelques termes d'arts qui sont à peu près les mêmes en grec et en chaldéen ; et on en conclut que le livre de Daniel a été composé après Antiochus. Quel rapport y a-t-il entre le principe et la conséquence ? La langue grecque était-elle celle qu'on parlait dans la Syrie et dans la Judée où on veut que la supposition se soit faite? D'ailleurs, ces termes semblables ne pouvaient-ils pas être dérivés du chaldéen, et adoptés par les Grecs instruits dans les arts postérieurement aux Chaldéens?

Daniel donne aux rois d'Assyrie et de Perse, d'autres noms que les historiens · grecs; donc son livre est supposé. Voilà en

core une singulière logique. Mais il est connu que ces princes qui avaient sous leur domination des nations de différents langages, étaient diversement appelés par ces peuples; ils portaient plusieurs noms, et la diversité de dénomination ne prouve rien. Daniel donne à ces souverains, les noms qu'ils portaient dans le pays où il habitait. Il n'est pas étonnant que les Grecs de qui nous viennent les histoires, adaptant ces mots à leur langue, les aient défigurés : c'est ce que nous voyons dans beaucoup de pays, relativement aux noms propres.

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Prophéties d’Aggée et de Malachie, sur le se

cond temple où doit venir le Messie.

I. Je réunis ici deux prophéties, parce qu'ayant évidemment le même objet, elles se donnent du jour l'une et l'autre..

Aggée prophétisait à Jérusalem, peu après le retour des Juifs dans cette ville, sous l'autorité de Zorobabel, petit-fils de Jéchonias, et de Jésus, fils de Josédec leur grand prêtre, d'après la permission que leur avait accordée Cyrus. Découragés par les obstacles qu'ils éprouvaient pour la reconstruction de leur temple, les Juifs disaient qu'il n'était pas encore temps de le rebâtir (200). Pour les y exhorter , Dieu suscite le prophète Aggée qui les y excite, en leur demandant s'il n'est pas honteux pour eux d'habiter dans des maisons lambrissées, tandis qu'ils laissent la maison du Seigneur abandonnée; et qui les encourage à la construction, en leur assurant que Dieu sera avec eux, et que leur ouvrage lui sera agréable (201). Pour relever leur courage, il leur propose un dernier motif; c'est la prophétie dont il s'agit, en voici les termes : Parce que voilà ce que dit le Seigneur des armées : Encore un peu de temps, et je remuerai le ciel et la terre , et la mer et la terre; et je mettrai en mouvement toutes les nations; et le désiré de toutes les nations viendra ; et je remplirai cette maison de gloire , dit le Seigneur des armées. L'argent est à moi, et l'or est à moi, dit le Seigneur des armées. La gloire de cette nouvelle maison sera plus grande que celle de la première, dit le Seigneur des armées; (et dans ce lieu je donnerai la paix (202).

Malachie, le dernier des prophètes , et postérieur à Aggée de près de quatre-vingts ans , a aussi une prophétie relative au même objet. Voilà que j'envoie mon ange , et il préparera la voie devant ma face. Et aussitôt viendra à son temple le dominateur que vous cherchez, et lange du Testament que vous désirez : voilà qu'il vient, dit le Seigneur des armées (203).

Il est évident que c'est ici une prédiction , qu'Aggée et Malachie annoncent la venue d'un personnage important; il ne s'agit que d'en faire l'application, et de montrer que

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