Oldalképek
PDF
ePub

, autel, sans prophètes, attendant le salut et ne le trouvant point (1). •. " On n'entend pas sans épouvante les malédictions prononcées contre ce peuple prévaricateur. « Si tu ne veux point écouter la voix du Seigneur » ton Dieu, tu seras maudit dans toutes tes voies, » maudit dans la ville, maudit dans la campagne. Le » Seigneur te frappera de démence et d'aveuglement, » et d'un profond désordre d'esprit, et tu tâtonneras » en plein midi comme un aveugle dans les ténèbres, » et tu ne trouveras point ta route. Tu porteras en • » , - » tout temps le poids de l'outrage, tu seras opprimé » par la violence, et personne ne te délivrera. L'é» tranger qui habitera la terre avec toi, prévaudra, et » s'élèvera sur toi. Tu descendras, et tu seras au» dessous de lui. Un peuple que tu ignores dévorera » le fruit de ton travail : tu supporteras toujours l'op» probre; opprimé tous les jours, tu seras frappé de » stupeur et d'épouvante à l'aspect de ce que tes » yeux verront. Tu passeras en proverbe, et tu seras » la fable de tous les peuples chez lesquels je te con» duirai, dit le Seigneur (2). » (1) Dies multos sedebunt filii Israël sine rege, et sine principe, et , sine sacrificio, et sine altari, et sine ephod, et sine theraphim. Ose., III, 4.— Ecce dies veniunt, dicit Dominus, et mittam famem in terram : non famem panis, neque sitim aquae, sed audiendi verbum Domini. Et commovebuntur à mari usquè ad mare, et ab Aquilone usque ad Orientem : circuibunt quaerentes verbum Domini, et non invenient. Amos, VIII, 11, 12.

(2) Quôd si audire nolueris vocem Domini Dei tui..., maledictus eris in civitate, maledictus in agro..... Maledictus eris ingre

A présent, dites si Dieu n'est pas fidèle dans ses menaces comme dans ses promesses.

« Les Juifsen tuant Jésus-Christ pour me pasle re» cevoir pour Messie, lui ont donné la dernière » marque de Messie. En continuantà le méconnoltre, » ils se sont rendus témoins irréprochables; et em le » tuant et continuant à le renier, ils ont accompliles » prophéties (1). » '

Mais Dieu ne les abandonnera point éternellement; le jour du repentir et de la miséricorde viendra pour eux. Le Seigneur étendra ume seconde fois la main pour recueillir les débris de son peuple (2). Les restes de Jacob se convertiront au Dieu fort (3). Le prophète a vu le regard que jette Israël sur celui qu'il a percé, et les larmes qu'il cerse sur lui comme sur un fils unique, comme on pleure la mort d'un fils premier-né(4). Après leur longue dispersion, dans les derniers jours, les enfans d'Israèl reviendront, ils chercheront leur Dieu et David leur roi, et ils trembleront de respect en sa présence , et en présence du bien qu'il leur a donné(1). - · Nous ne sommes pas encore parvenus aux temps marqués dans cette prophétie. On peut voir dans Bossuet comment se sont accomplies celles de Jésus-Christ sur la ruine de Jérusalem et du peuple déicide (2). Il avoit annoncé qu'il seroit remis entre les mains des princes des prêtres et des scribes, condamné à mort, livré ensuite aux Gentils, moqué, flagellé, crucifié, et qu'il ressusciteroit le troisième jour(3). Saint Pierre avoit fait beaucoup de prédictions; et un auteur païen dont Origène produit le témoignage, atteste qu'elles s'étoient toutes vérifiées de point en point (4). La révélation de saint Jean annonce les destinées futures de l'Église; car il entroit dans les vues de Dieu, que l'histoire de la société où il vouloit être honoré fût prédite, afin qu'il n'y eût rien en elle qui ne fût merveilleux, et aussi pour montrer son indépendance de toutes les causes humaines. Lorsque les signes avantcoureurs de la fin des temps paroîtront, les chrétiens ne seront point surpris; et dansl'attente du souverain Juge déjà parti du ciel pour rendre à chacun selon ses œuvres, on les verra seuls tranquilles au milieu de l'horrible confusion et du fracasd'unmonde qui croule. Outre lesprophéties directes, les livres saints offrent encore des prophéties d'action, comme l'explique saint Chrysostôme (1). Ainsi, c'est un des exemples qu'il cite, Isaïe a dit : Il a été conduit à la mort comme une brebis, et comme un agneau devant celui qui le tond. « Voilàla prophétie de discours. Mais quand Abraham » prit son fils Isaac, et que voyant un belier arrêté » par ses cornes, il le sacrifia réellement, il annonça » alors en figure la passion qui devoit nous sau» ver (2). - , La loi de Moïse figuroit la loi évangélique, et les rapports entre ces deux lois sont si nombreux, si manifestes, qu'il seroit superflu de les indiquer. C'est d'ailleurs ce qu'ont fait les apôtres presqu'à chaque page de leurs écrits. Quine reconnoîtroit la Pâque (3) véritable dans l'agneau immolé en signe de déli

diens, et maledictus egrediens..... Percutiat te Dominus amentiâ et cæcitate ac furore mentis, et palpes in meridie sicut, palpare soJet cæcus in tenebris, et non dirigas vias tuas. Omnique tempore caJumniam sustineas, et opprimaris violentiâ, nec habeas qui liberet te... fructus terræ tuæ, et omnes labores tuos, comedat populus quem ignoras, et sis semper calumniam sustinens, et oppressus cunctis diebus, et stupens ad terrorem eorum quæ videbunt oculi tui..... Et eris perditus in proverbium ac fabulam omnibus populis, ad quos te introduxerit Dominus... Advena qui tecum fuerit in terrâ, ascendet super te, eritque sublimior: tu autem descendes, et eris inferior. Deuteron., XXVIII, 15 seqq. * - *. (1) Pensées de Pascal : II* part., art., XI, tom. II, p. 114 et 115. Edit. de Renouard, 1803. (?) Adjiciet Dominus secundò manum suam ad possidendum residuum populi sui. Is., XI, 11. (3) Reliquiæ convertentur, reliquiæ, inquam, Jacob ad Deum fortem. Id., X, 21. - (4) Accipient ad me, quem confixerunt: et plangent eum planctu quasi super unigenitum; et dolebunt super eum, ut doleri solet in morte primogeniti. Zach., XII, 10. . (1) Et post haec revertentur filii Israël, et quaerent Dominum Deum

suum, et David regem suum : et pavebunt ad Dominum, et ad bonum ejus, in novissimo dierum. Ose., III, 5. Ezech., XX, 41.

(2) Discours sur l'hist. univers., II° part., ch. XXII, édit. de Versailles.

(3) Ecce ascendimus Jerosolymam, et Filius hominis tradetur principibus sacerdotum, et scribis, et condemnabunt eum morte, et tradent eum gentibus ad illudendum, et flagellandum, et crucifigendum, et tertiâ die resurget. Matth., XX, 18, 19.

(4) Phleg., lib. XIII et XIV. Chron. ap. Origen. contr. Cels., lib. II, n. 14; tom. I, p.401.

(1) S. Chrysost., Homil. VI de Pœnitent., Oper. t. II, p. 223 seqq. | o

(2) Sicut ovis ad occisionem ductus est, et sicut agnas coram tondente se. Haec est per verbum prophetia. Cùm enim Abraham tulit Isaac, tunc arietem videns haerentem cornibus, ad sacrificium duxit opere, veluti per figuram proclamans salutarem passionem. Ibid., p. 224.

N (3) npe Pesah, qu'on interprète communément, avec la Vulvrance?Presque toute l'histoire des Juifs est également figurative. Le serpent d'airain élevé dans le désert, et qui guérissoit ceux qui le regardoient, ne représente-t-il pas clairement l'arbre de la Croix qui nous a aussi guéris de la morsure du serpent ? La manne rappelle l'aliment divin dont Jésus-Christnourrit miraculeusement les fidèles. Et n'étoit-il pas luimême figuré par les saints personnages de l'ancienne loi (1), par Job, Moïse, Josué; par David; modèle de douceur, d'humilité, de patience dans l'affliction ? Ce saint roi figure le Messie souffrant, comme Salomon figure le Messie glorieux, élevant à Dieu un temple dont la durée sera éternelle. . Les patriarches ont avec lui des traits de ressemblance non moins frappans. « Jésus-Christ figuré » par Joseph, bien-aimé de son père, envoyé du père » pourvoir ses frères, est l'innocent vendu par ses » frères vingt deniers, et par là devenu leur Seigneur, » leur Sauveur, et le Sauveur des étrangers, et le » Sauveur du monde; ce qui n'eût point été sans le » dessein de le perdre, sans la vente etla réprobation » qu'ils en firent. . . » Dans la prison, Joseph innocent entre deux cri» minels; Jésus en la croix entre deux larrons. Jo» seph prédit le salut à l'un, et la mort à l'autre, sur

gate, par le mot transitus, passage, signifie expiation suivant Michaëlis ; et l'arabe favorise ce sens. o

(1) Voyez Heydeck, Defensa Relig. christ., tom. II, p. 179 seqq. Sec. édit., Madrid, 1798.

« ElőzőTovább »