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et les philosophes mêmes ont avoué l'utilité de la confession (1). Elle prévient plus de crimes encore qu'elle

Korban, cap. III. — Pugio fidei , III part., Dist. III, cap. XIV, p. 830, et alib. Lipsiœ, 1687. — Outram de Sacrif., lib. I, c. XV, S 10). — Cet usage existoit en Egypte, en Grèce, à Rome et partout où s'introduisirent les mystères d'Eleusis (Arist. apud Ant. Melissa, cap. XVI. — Plut. de Superst. Meursius, cap. VII et VIII). « Savez-vous, dit Sénéque, pourquoi nous cachons nos vices ? » C'est que nous y sommes plongés : dès que nous les confesserons, » nous guérirons. Quare sua vitia memo confitetur? Quia in illis » etiamnum est , vitia sua confiteri sanitatis indicium est » (Epist. LIII). — Dans l'Inde et chez les Guèbres, même coutume (Bardesan. ap Porphyr. de Styg.). — « Plus l'homme qui a commis » un péché s'en confesse véritablement et volontairement, plus il » se débarrasse de ce péché, comme un serpent de sa vieille peau » (Lois de Menu, fils de Brahma , dans les OEuvres de sir W. Jomes, tom. III, chap. XI, n. 64 et 233). Il y a au Tibet un joursolennel où le grand Lhama paroît en public. Avant d'entrer dans le temple, il se purifie par la confession, et engage ensuite les assistans à se confesser aussi, pour recevoir l'absolution des péchés dont ils se sentiroient coupables (Alphabet. Tibetan., tom. I, p. 264 et 265). — Enfin on à trouvé l'usage de la confession à Siam, dans le Laos, au Japon et jusque chez les peuples de l'Amérique (Alnet. Quœst., lib. II, cap. XX, n. 4, p. 274 et seq.—Carli, Lettres améric., t. I, p.153 et 154); tant cette institution, sanctifiée par Jésus-Christ qui en a fait un sacrement, est conforme à la nature de l'homme. (1) « Que de restitutions, que de réparations la confession ne fait» elle point faire chez les catholiques (Rouss., Émile, liv. IV, p.58; not., Edit. de 1793) : « La confession est une chose excellente, un » frein aux crimes. Elle est très bonne pour engager les cœurs ul» cérés de haine à pardonner, et pour faire rendre par les petits » voleurs ce qu'ils peuvent avoir dérobé à leur prochain » (Volt., Dictionn. philos., art. Catéchisme du curé). On peut regarder la » confession comme le plus grand frein des crimes secrets » (Id., Essai sur l'hist. gén. et sur les mœurs et l'esprit des nations, tom. I, chap. XII, pag. 116. Éd. de 1756). « Le meilleur de tous les » gouvernemens, dit Raynal , ce seroit une théocratie où l'on éta» bliroit le tribunal de la confession, s'il étoit toujours dirigé par . » des hommes vertueux, et sur des principes raisonnables » Hist. philos., tom. III). « Quel préservatif salutaire pour les mœurs de

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n'en efface; elle est le supplément de toutes les lois humaines, une source intarissable de paix et de vertus. La pitié divine a élevé au milieu de nous un tribunal où le pardon attend incessamment le repentir. Et quand s'approche le moment qui décidera de notre sort pour jamais, l'onction des infirmes nous purifie, nous console, nous fortifie dans le dernier combat. Enfin la société même est sanctifiée par les sacremens qui consacrent les deux grandes institutions qui la constituent : le mariage, fondement de la famille et du pouvoir paternel; et le sacerdoce, qui n'est qu'une plus haute paternité. Tel est le culte chrétien, culte immortel, culte universel, puisqu'il ne diffère point, en ce qui en fait l'essence, du culte que les esprits angéliques rendent au Tout-Puissant, dans les cieux. Leurs prières comme les nôtres, unies à celles du souverain Prêtre, toujours vivant pour intercéder pour nous (1), acquièrent par cette union un prix infini. Les vœux, les adorations de toutes les intelligences, ne forment qu'un seul vœu, qu'une seule adoration, qu'éternellement le Fils de Dieu présente à son Père. Par lui tout est saint dans nos pensées, nos désirs, notre amour, nos offrandes, parce que les pensées du chré

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• *l'adolescence, que l'usage et l'obligation d'aller tous les mois à confesse ! La pudeur de cet humble aveu des fautes les plus cachées, en épargnoit peut-être un plus grand nombre que tous les motifs les plus saints » (Marmontel, Mémoires, tom. I, liv. I.) (1) Semper vivens ad interpellandum pro nobis. Ep. ad Hebr., VII, 25. · '.

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tien sont les vérités divines que leVerbe est venu nous révéler : ses désirs, détachés des créatures, ne s'arrêtent qu'en Dieu, et l'embrassent tout entier; son amour, produit par l'Esprit saint que Jésus-Christ avoit promis d'envoyer à ses disciples (1), est une participation de l'amour infini que Dieu a pour luimême; son offrande est la victime sainte, en qui toute la plénitude de la Divinité habite corporellement (2). Après avoir contemplé ce merveilleux ensemble du christianisme, la grandeur et la simplicité féconde de ses dogmes, qui, plus ou moins développés, forment la raison du genre humain ; la perfection de sa morale, base immuable de toutes les lois ; la sublimité de son culte, qui unit étroitement l'homme à Dieu, sans abaisser Dieu, sans flatter l'orgueil de l'homme; qui de tant de corruption fait sortir tant de hautes vertus; qui près d'une immense misère place un amour immense, un Rédempteur pour tout expier, un Médiateur pour tout sanctifier : je cherche comment ces dogmes, cette morale, ce culte, pourroient être une invention de l'homme, comment il auroit créé la lumière qui éclaire son esprit, les lois qui règlent son cœur, un ordre infini de rapports qui embrasse et lie tous les êtres, depuis l'Étre souverain jusqu'à la plus foible intelligence; la seule supposition d'un fait si absurde humilie et révolte le † sens. Remontez

(1) Accipietis virtutem supervenientis Spiritûs sancti in vos. Act., I, 8.

(2) In ipso inhabitat omnis plenitudo divinitatis corporaliter. Ep. ad Colos., II, 9.

d'âge en âge pour découvrir l'époque de cette étonnante invention, bientôt l'homme disparoît dans les * profondeurs du temps; le temps lui-même s'évanouit, on ne voit plus que Dieu et l'éternité. Vous qui hésitez à reconnoître dans la religion chrétienne l'œuvre de ce grand Dieu, tournez vos regards vers l'autre extrémité du temps : qu'apercevez-vous?l'éternité; encore et toujours l'éternité ! Immobile, elle reçoit toutes les créatures dans son vaste sein : vous y entrerez, mais le doute n'y entrera point avec vous. Les derniers nuages s'arrêtent sur la tombe. La mort dépouille l'esprit superbe du vêtement de ténèbres dont il s'enveloppoit. La lumière l'investit de toutes parts; elle commence son supplice. Il croit alors, il croit à la vérité qu'il repoussoit, au ciel qu'il a perdu, à l'enfer qu'il a conquis ; et au fond de ses gouffres, vides d'espérance, il découvre, avec une certitude terrible, la place que lui assigne l'ordre invariable qu'il a méconnu. Nous venons de voir que le christianisme, considéré dans ses dogmes, sa morale, son culte, est manifestement divin. Nier sa doctrine, c'est détruire toute foi; rejeter ses préceptes, c'est anéantir toute vertu. Il est la loi de vie, donnée en héritage aux enfans d'Adam (1); et hors de cette loi il n'y a point de vie, parce que hors d'elle on n'appartient point à celui qui est la vie et la vérité(2), au Desiré des nations(3), au Sau

(1) Addidit illis disciplinam, et legem vitae hereditavit illos. Eccles., XVII, 9.

(2) Ego sum via, et veritas , et vita. Joan., XIV, 6.

(3) Et veniet Desideratus cunctis gentibus. Agg., II, 8.

veur attendu si long-temps par le genre humain. Mais la divinité de la religion chrétienne peut en

core être reconnue à d'autres marques non moins

éclatantes. Les prophéties, les miracles, le caractère

de son fondateur, les vertus qu'elle a produites, les bienfaits qu'elle a répandus, sont autant de preuves de sa céleste origine. Nous les exposerons successivement; mais il est nécessaire de parler d'abord de l'Écriture-Sainte, où sont consignés la plupart des faits dont nous avons à nous occuper. .

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