Théâtre de P. Corneille, avec les commentaires de Voltaire, 12. kötet

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Ches Bossange, Masson et Besson, 1797
 

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385. oldal - Comme il a ridé mon front Le même cours des planètes Règle nos jours et nos nuits ; On m'a vu ce que vous êtes : Vous serez ce que je suis. Cependant j'ai quelques charmes Qui sont assez éclatants, Pour n'avoir pas trop d'alarmes De ces ravages du temps.
386. oldal - ... éclatants Pour n'avoir pas trop d'alarmes De ces ravages du temps. Vous en avez qu'on adore, Mais ceux que vous méprisez Pourraient bien durer encore Quand ceux-là seront usés. Ils pourront sauver la gloire Des yeux qui me semblent doux, Et dans mille ans faire croire Ce qu'il me plaira de vous. Chez cette race nouvelle Où j'aurai quelque crédit, Vous ne passerez pour belle Qu'autant que je l'aurai dit. Pensez-y, belle Marquise: Quoiqu'un grison fasse effroi, II vaut bien qu'on le courtise,...
355. oldal - Je n'irai pas si loin ; et si mes quinze lustres Font encor quelque peine aux modernes illustres . S'il en est de fâcheux jusqu'à s'en chagriner, Je n'aurai pas longtemps à les importuner. Quoi que je m'en promette, ils n'en ont rien à craindre C'est le dernier éclat d'un feu prêt à s'éteindre; Sur le point d'expirer il tâche d'éblouir, Et ne frappe les yeux que pour s'évanouir.
215. oldal - Il y eut quelque temps le premier crédit; mais il ne fit jamais rien de mémorable; et lorsqu'en 15gg il alla en Irlande contre les rebelles, à la tête d'une armée de plus de vingt mille hommes, il laissa dépérir entièrement cette armée qui devait subjuguer l'Irlande en se montrant. Obligé de rendre compte d'une si mauvaise conduite devant le conseil, il ne répondit que par des bravades qui n'auraient pas même convenu après une campagne heureuse. La reine, qui avait encore pour lui quelque...
374. oldal - Œillades qui sur les esprits, Exercez si bien vos rapines ; Tyrans secrets, auteurs puissants D'un esclavage où je consens ; Chers ennemis de ma franchise, Beaux yeux, mes aimables vainqueurs, Dites-moi qui vous autorise A dérober ainsi les cœurs. Que ce larcin m'est favorable ! Que j'ai sujet d'appréhender, La conjurant de le garder, Qu'elle me soit inexorable ! Amour, si jamais ses dédains La portent à ce que je crains, Fais qu'elle se puisse méprendre Et qu'aveuglée, au lieu du mien Qu'elle...
137. oldal - Que tout meure avec moi, Madame, que m'importe Qui foule après ma mort la terre qui me porte ? Sentiront-ils percer par un éclat nouveau, Ces illustres aïeux, la nuit de leur tombeau ? Respireront-ils...
354. oldal - Le peuple, je l'avoue, et la cour, les dégradent; Je faiblis, ou du moins ils se le persuadent; Pour bien écrire encor j'ai trop longtemps écrit: Et les rides du front passent jusqu'à l'esprit; Mais contre cet abus que j'aurais de suffrages, Si tu...
85. oldal - Aussitôt, malgré lui, joindront nos destinées ; Et, tout ingrat qu'il est, il me sera plus doux De mourir avec lui que de vivre avec vous.
136. oldal - Je veux qu'un noir chagrin à pas lents me consume, Qu'il me fasse à longs traits goûter son amertume ; Je veux , sans que la mort ose me secourir, Toujours aimer, toujours souffrir, toujours mourir.
314. oldal - ... du genou , et un grand ruban bleu en bandoulière. Le comte d'Essex , donné pour un héros du premier ordre , persécuté par l'envie , ne laisse pas d'en imposer. Enfin le nombre des bonnes tragédies est si petit chez toutes les nations du monde , que celles qui ne sont pas absolument mauvaises attirent toujours des spectateurs quand de bons acteurs les font valoir.

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