Oldalképek
PDF
ePub

grâces surtout à la méthode. Elle m'aura permis de ramener dans un cadre assez étroit, non-seulement l'histoire d'un peuple, mais toutes les hautes questions de la politique et de la morale. La méthode est un frein pour les imaginations les plus ardentes; elle a conduit les sciences dans la bonne voie, elle y maintiendra la législation et l'histoire.

Les Hébreux divisent la Bible, nommée Micra ou lecture, en trois grandes sections: le Livre de Moïse ou la Loi, les Ecrits prophétiques, et les Ecrits sacrés, ou Hagiographes.

Le Livre de Moïse a cinq parties qui lui ont valu chez les modernes le nom de Pentateuque : la Genèse ou la création; l'Exode ou la sortie d'Egypte; leLévitique, à cause de la tribu de Lévi ; les Nombres ou le dénombrement du peuple; leDeutéronome ou répétition de la loi. Mais comme ces divisions sont arbitraires, et ne reposent pas sur des caractères tranchés, les Hébreux se contentent de les désigner par les premiers mots de chacune : Berechit qui veut dire au commencement; Elle Chemot, voici les noms; Vaïcra, il appela; Bamidbar, dans le désert; Elle Hadebarim, voici les paroles. Ils rangent parmi les écrits prophétiques Josué, les Juges, Samuel divisé en deux parties qui, dans les Bibles catholiques, prennent le titre de premier et second Livre des Rois; les Rois divisés aussi en deux livres; Isaïe, Jérémie, Ezéchiel, et le Livre des douze petits prophètes.

Les écrits sacrés sont: Job, David, les Proverbes de Salomon, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, les deux livres des Chroniques ou Paralipomènes, Daniel, Esdras et Néhémie, Esther.

Enfin Tobie, Judith, la Sagesse de Salomon , le Livre de Jésus fds tle Sirac, Barue, Susanne, les deux Livres des Machabe'es, ou des princes Asmonéens, qu'il ne faut pas confondre avec le sept frères Machabées et leur mère, forment une sorte d'appendice aux précédens : comme ils ont tous été écrits ou transmis en langue grecque, et qu'ils n'ont pas reçu la sanction de l'assemblée générale, ils ne passent point pour essentiels dans le Recueil sacré.

C'est Esdras, sacerdote et scribe savant et zélé qui, après la captivité de Babylone, dans le cinquième siècle avant l'ère vulgaire, rassembla, épura, mit en ordre, de concert avec le sénat hébreu de l'époque, la plupart des livres fondamentaux : alors il substitua, dit-on, au caractère phénicien ou samaritain, le caractère chaldéen ou hébraïque actuel, bien supérieur par la netteté et l'élégance. C'est sous le pontificat de Simon, surnommé le Juste, mort vers l'an 290, avant notre ère, qu'on aurait clôturé définitivement ce recueil, afin de le préserver de tous les changemens et de toutes les détériorations dont le menaçaient les troubles, que lesbouleversemens de l'Asie avaient déjà amenés sur la Judée, et devaient y attirer encore.

Mais quels sont les véritables auteurs de ces livres ? quel est surtout l'auteur du Livre de Moïse? .

Ceux qui regardent le Pentateuque, comme écrit par ce législateur lui-même, concèdent à leurs adversaires qu'il renferme des interpolations, des transpositions et des altérations diverses. Ceux qui lui refusent de l'avoir rédigé de sa propre main, et qui en gratifient, par exemple, le pontife Helkias, ou plutôt Rhilkia, un demi-siècle environ avant la captivité, reconnaissent à leur tour qu'il a été fait dans son esprit, avec des traditions et des fragmens qui rendaient sa pensée.

des principes les hommes mêmes qui semblent avoir eu le plus d'intérêt ou de désir à s'y soustraire.

Dans les traditions hébraïques, dans la Mischna, ou Loi répétée, qui, avec les commentaires, forme le Talmud, chez les docteurs les plus célèbres parmi les Juifs, et dans l'histoire de Flavius Josèphe, il m'était imposé de séparer toujours le fond des événemens et les conséquences naturelles de la loi primitive, des opinions et des aberrations provenant du caractère général des époques et de la position personnelle des Hébreux. Enfin, s'il m'est arrivé par hasard d'indiquer avec précaution de quelle manière certaines lacunes peuvent être remplies, c'est à l'exemple de ceux qui, ayant fait une longue étude d'un monument antique dont l'ensemble est bien conservé, se croient autorisés à juger sur ce qui existe, des formes de quelques parties

« ElőzőTovább »