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dux esset itineris in utroque tempore. Nunquàm defuit columna nubis per diem, et columna ignis per noctem coram populo (Exod., Xuli, 21, 22 )... Dixitque Moyses Hobab flio Raguel Madianitæ cognato suo... Noli nos relinquere : tu enim nosti in quibus locis per desertum castra ponere debe imus, et eris ductor noster. Cùmque nobiscum veneris, qui Iquid optimum fuerit ex opibus, quas nobis traditurus est Dominus, dabimus tibi ( Nombr., cap. X, 31, 33).

De ces paroles que Jéhovah marchait devant les Israélites, Abarbanel en conclut qu'il faut prendre cela pour la providence de Dieu qui les préservait de tout mal. Von der Hart, vers la fin du dix-septième siècle, soutint que la colonne de feu n'était que le feu sacré entretenu par Aaron.

Le Courrier de lEgypte du 27 nivose an VIII de la république, rapporte que le général en chef, pour empêcher qu'une caravane, qui l'avait accompagné dans une excursion, et dont il se trouvait séparé, ne s'égarât, ordonna de tirer un coup de canon, d'allumer des feux sur les tours du château , et fit porter sur quelques points élevés de la route qu'il venait de parcourir, des fanaux dont les caravanes sont toujours munies pour éclairer leur marche dans la nuit. Ces fanaux sont fort simples. C'est un réchaud cylindrique dans lequel on entretient un feu vif et brillant, en y brûlant des morceaux très-secs de sapin; ces réchauds sont fixés à la partie supérieure d'un bâton de cinq à six pieds de hauteur , qu'on fiche en terre lorsqu'on veut s'arrêter ; si la caravane marche la nuit, elle a à sa tête plusieurs hommes qui portent de pareils réchauds qu'ils ont soin de tenir élevés, afin que leur flamme soit aperçue de chaque voyageur. ( Description de l'Égypte, dans la notice citée de M. du Bois-Aymé.)

::50 Non eos duxit Deus per viam 'terræ Philistiim quæ vicina est : reputans ne fortè pæniteret eum, si vidisset adversùm se bella consurgens et reverterentur in AEgyptum... Loquere filiis Israël : reversi castrametentur è regione Pihahiroth quæ est inter Magdalum et mare contra Beelsephon : in conspectu ejus castra ponetis super mare. Dicturusque iest Pharao super filiis Israël : Coarctati sunt in terrâ; conclusit eos desertum (Exod., XIII, 17, XIV, 2, 3).

5. Lors donc que les Hébreux étaient sur le bord de la Mer Rouge, ils se trouvèrent environnés de toute part... La mer les enfermait d'un côté, et ils l'étaient de l'autre par une montagne inaccessible et des rochers qui s'étendaient jusques au rivage (JOSÈPHE, Antiq., liv. II, chap. VI). Prendre une idée générale de cette disposition des lieux dans les cartes de l'Égypte,

52 Le rivage de la mer, dit le voyageur danois Niebuhr, a changé ici comme partout ailleurs. On rencontre sur toutes les côtes d'Arabie des indices que l'eau s'est retirée. (Voir le Mémoire de M. du Bois-Aymé sur les anciennes limites de la Mer Rouge. Description de lEgypte , tom. I. Voyage d'Aly-Bey, tom. III, pág. 89).

53 Description de l'Egypte, tom. I. Notice citée de M. du Bois-Aymé, pag. 311. — Niebuhr observe que la partie du golfe où la ville de Suèz est située, semble n'avoir que la largeur d'un fleuve. (Description de l'Arabie, pag. 410.) Hérodote savait que chaque jour cette mer se retire et revient (liv. III, § 11), et Diodore ajoute qu'elle avait des îles longues , des passages étroits, et un flux et reflux trèsviolent ( liv. III).. .

54 Notice citée de M. du Bois-Aymé. Mémorial de Şainle-Hélène , tom. I.

55 J'ai rapporté tout ceci en particulier, selon que je l'ai trouvé écrit dans les livres saints, Personne ne doit consi

dérer comme une chose impossible que des hommes qui vivaient dans l'innocence et dans la simplicité de ces premiers temps, aient trouvé, pour se sauver, un passage dans la mer, soit qu'elle se fût ouverte d'elle-même, ou que, cela ait dépendu de la volonté de Dieu. La même chose a été exécutée par les Macédoniens, quand ils passèrent la mer de Pamphylie :sous la conduite d'Alexandre, de qui Dieu voulut se servir pour ruiner l'empire des Perses (JOSÈPHE,

Antiq., liv. II, chap. VII). . Là est le mont Climax, dit Strabon, qui entre dans la mer de Pamphylie, et qui laisse un passage lorsque les flots sont calmes; mais dès que la mer devient grosse, ce chemin est en entier sous les eaux. Malgré la saison d'hiver, Alexandre y fit passer son armée (Liv. XIX, chap. ll, $9).

56 Description de lEgypte. -- Mémoire sur les anciennes limites de la Mer Rouge.

57 Cùmque extendisset Moyses manum super mare, abstulit illud Dominus flante vento vehementi, et urente totå nocte ét vertit in siccum: divisaque est aqua (Exod., XIV, 21 ). Le texte dit : fecit abire , il fit retirer la mer : en effet, plus loin on la serra redire, revenir.

58 Et ingressi sunt filii Israël per medium sicci maris : erat enim aquæ quasi murus à dexterå eorum et lævå. Persequentesque AEgyptii ingressi sunt post eos. ..... Jamque advenerat vigilia matutina, et ecce respiciens Dominus super castra AEgyptiorum per columnam ignis et nubis , interfecit exercitum eorum : et subvertit rotas curruum , ferebanturque in profundum : dixerunt ergo AEgyptii : fugiamus Israëlem! Dominus enim pugnat pro eis contra nos. Et ait Dominus ad Moysen': Extende manum tuam super mare ut revertantur aquæ ad AEgyptios super currus et equites eorum. Cumque extendisset Moyses manum contra mare, reversum est primo diluculo ad priorem locum : fugientibusque AEgyptiis, occurrerunt aquae et involvit eos Dominus in mediis fluetibus. Reversæque sunt aquæ et operuerunt currus et equites cuncti exercitûs Pharaonis, qui sequentes ingressi fuerant mare : nec unus quidem superfuit ex eis. Filii autem Israël perrexerunt per medium sicci maris, et aquæ eis erant quasi pro muro à dextris et à sinistris : liberavitque Dominus in die illà Israël de manu AEgyptiorum. Et viderunt AEgyptios mortuos super littus maris, et manum magnam quam exercuerat Dominus contra eos : timuitque populus Dominum, et crediderunt Domino , et Moysi servo ejus (Exod. xiv, 22-31).

Pour peu qu'on veuille prendre en considération le temps où ces choses ont été écrites, le caractère général des langues et du style orientaux, la manière particulière des écrivains hébreux, le but que se proposait l'auteur, il est impossible de ne pas reconnaître beaucoup de simplicité et de franchise dans ce récit.

Michaëlis a établi que les Hébreux, commencèrent leur passage à huit heures du soir, et que jusqu'à trois heures environ du matin, c'est-à-dire pendant six ou sept heures, ils eurent le temps de traverser une étendue d'un mille et demi environ. On a pensé aussi que ce ne fut pas tout le peuple qui avait traversé la mer, mais seulement les hommes capables de porter les armes. Lorsque Moïse fut parvenu dans sa première marche à l'extrémité de la Mer Rouge, il aurait dirigé vers l'Arabie une partie du peuple , les femmes, les enfans, les vieillards , en même temps tous les troupeaux, et il ne serait revenu sur ses pas qu'avec l'élite de son armée.

59 La manière dont fut chanté ce cantique, les paroles de ce cantique et son auteur ont donné lieu à de grandes discussions. Je ne m'arrête pas à ces questions, qui n'ont pour résultat que des probabilités. Mais ce qui me semble plus positif, c'est la nécessité d'y voir un langage poëtique tout différent du langage historique

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cité dans la note précédente. On n'y remarque pas une coupe de strophes invariables. Le rithme est tout arbitraire; et c'est plutôt par la majesté des paroles et les inflexions de voix dont on les accompagnait, qu'il se distingue de la prose. Quant aux tambours avec lesquels s'accompagnaient Miriam et le chąur des femmes, c'étaient probablement des tambours de basque trèscommuns chez les Arabes et dans tout l'Orient.

Tunc cecinit Moyses et filii Israël carmen hoc Domino, et dixerunt : cantemus Domino : gloriosè enim magnificatus est; equum et ascensorem dejecit in mare. Fortitudo mea est; et laus mea Dominus, et factus est mihi in salutem : iste Deus meus, et glorificabo eum : deus patris mei et exaltabo eum.

Jéhovah , quasi vir pugnator, omnipotens nomen ejus. Currus Pharaonis et exercitum ejus projecit in mare : electi principes ejus submersi sunt in mari. Abyssi operuerunt eos, descenderunt in profundum quasi lapis. Dextera tua, Domine, magnificata est in fortitudine : dextera tua, Domine , percussit inimicum, et in multitudine gloriæ tuæ deposuisti adversarios tuos : misisti iram tuam, quæ devoravit eos sicut stipulam. Et in spiritu furoris tui congregatæ sunt aquæ : stetit unda fluens, congregatæ sunt abyssi in medio mari. • Je le demande maintenant: est-il possible à qui que ce soit de ne pas voir dans ces eaux arrêtées et condensées ,, une image poëtique ? L'un des versets précédens dit que la colère de Dieu dévora les Égyptiens comme le feu dévore la paille : un autre dit qu'ils tombèrent au fond de l'eau comme du plomb. Or, cela n'est pas d'une vérité rigoureuse : la paille dévorée par le feu ne laisse plus de trace; une masse de plomb en proportion de la masse des Egyptiens, resterait iné. branlablement fixée au fond de l'eau, tandis que les

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