Bulletin de la Société Académique de Brest

Első borító
 

Mit mondanak mások - Írjon ismertetőt

Nem találtunk ismertetőket a szokott helyeken.

Kiválasztott oldalak

Más kiadások - Összes megtekintése

Gyakori szavak és kifejezések

Népszerű szakaszok

9. oldal - Les grands bœufs étendus aux portes de la crèche, Et devant la maison un lit de paille fraîche. Et j'entre, et c'est d'abord un silence profond, Une nuit calme et noire ; aux poutres du plafond Un rayon de soleil, seul, darde sa lumière, Et tout autour de lui fait danser la poussière. Chaque objet cependant s'éclaircit : à deux pas, Je vois le lit de chêne et son coffre ; et plus bas (Vers la porte, en tournant), sur le bahut énorme Pêle-mêle bassins, vases de toute forme, Pain de seigle,...
8. oldal - Ou quand j'erre le jour dans la foule et le bruit, Tu m'apparais ! — Je vois les toits de ton village Baignés à l'horizon dans des mers de feuillage, Une grêle fumée au-dessus, dans un champ Une femme de loin appelant son enfant, Ou bien un jeune pâtre assis près de sa vache, Qui, tandis qu'indolente elle paît à l'attache, Entonne un air breton si plaintif et si doux Qu'en le chantant ma voix vous ferait pleurer tous.
7. oldal - Celle pour qui j'écris avec amour ce livre Ne le lira jamais : quand le. soir la délivre Des longs travaux du jour, des soins de la maison, C'est assez à son fils de dire une chanson ; D'ailleurs, en parcourant chaque feuille légère, Ses yeux n'y trouveraient qu'une langue étrangère. Elle qui n'a rien vu que ses champs, ses taillis, Et parle seulement la langue du pays. Pourtant je veux poursuivre ; et quelque ami peut-être Resté dans nos forêts , et venant à connaître...
9. oldal - Entonne un air breton si plaintif et si doux Qu'en le chantant ma voix vous ferait pleurer tous. Oh ! les bruits, les odeurs, les murs gris des chaumières, Le petit sentier blanc et bordé de bruyères, Tout renaît comme au temps où, pieds nus, sur le soir, J'escaladais la porte et courais au Moustoir ; Et dans ces souvenirs où je me sens revivre, Mon pauvre cœur troublé se délecte et s'enivre ! Aussi, sans me lasser, tous les jours je revois Le haut des toits de chaume et le bouquet de bois,...
9. oldal - Au vieux puits la servante allant remplir ses cruches, Et le courtil en fleur où bourdonnent les ruches, Et l'aire, et le lavoir, et la grange ; en un coin, Les pommes par monceaux et les meules de foin ; Les grands bœufs étendus aux portes de la crèche, Et devant la maison un lit de paille fraîche.
44. oldal - Non, non, la poésie, amour d'une âme forte, L'antique poésie au monde n'est pas morte, Mais cette chaîne d'or, ce fil mystérieux Qui liait autrefois la terre avec les cieux , Notre orgueil l'a rompu. Devant tant de merveilles Nous sommes aujourd'hui sans voix et sans oreilles.
11. oldal - II est dans nos cantons , ô ma chère Bretagne ! Plus d'un terrain fangeux, plus d'une âpre montagne : Là, de tristes landiers comme nés au hasard,' Où l'on voit à midi se glisser le lézard ; Puis un silence lourd, fatigant, monotone, Nul oiseau dont la voix vous charme et vous étonne , Mais le grillon qui court de buisson en buisson, Et toujours...
9. oldal - Et le courtil en fleurs où bourdonnent les ruches , Et l'aire, et le lavoir, et la grange ; en un coin , Les pommes par monceaux et les meules de foin ; Les grands bœufs étendus aux portes de la crèche , Et devant la maison un lit de paille fraîche ; Et j'entre ; et c'est d'abord un silence profond , Une nuit calme et noire ; aux poutres du plafond Un rayon de soleil , seul , darde sa lumière , Et tout autour de lui fait danser la poussière.
40. oldal - Les nonnes pleureront. — Morte, il faudra te taire ! ... Les nonnes ont pleuré . . . Mais moi, je suis la terre, Et, morte, je t'aurai ! — ... Ton aubade me touche, Je veux ce que tu veux . . . Tiens donc, baise ma bouche, Et sois mon amoureux ! " Ainsi chanta Miette . . . EMILE VERHAEREN 91.
45. oldal - L'antique poésie au monde n'est pas morte ; Mais cette chaîne d'or, ce fil mystérieux Qui liait autrefois la terre avec les cieux , Notre orgueil l'a rompu ; devant tant de merveilles Nous sommes aujourd'hui sans yeux et sans oreilles. Quelques pâtres grossiers , des poètes enfants , Plus forts que la science et ses bras étouffants, Doux et simples d'esprit , seuls devinent encore L'ensemble harmonieux du monde qui s'ignore , De la terre et du ciel la secrète union, Et les liens cachés de...

Bibliográfiai információk